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A propos de cette œuvreLe roman L'île mystérieuse est adapté dans cet enregistrement sous la forme d'un texte lu par Jean Topart, relativement court, condensant l'oeuvre littéraire sur une durée de 26 minutes, accompagné et entrecoupé de quatre chansons écrites et composées pour cette occasion. Sur ce même enregistrement, issu de la collection Les contes de toujours, se trouve également la lecture de La Petite Sirène par Jacques Perrin. Dans cet assortiment comportant vingt histoires sur dix volumes, Jean Topart fera lecture d'autres contes comme La Belle au bois dormant (vol.5), Le Petit Poucet (vol.6) et Aladin et la lampe merveilleuse (vol.7). On notera tout de même que L'île mystérieuse, contrairement aux autres titres sélectionnés, ne peut se définir comme un conte classique, étant avant tout un roman moderne. Mais cela révèle que l'oeuvre de Jules Verne bénéficie d'une aura qui lui concède quelque peu ce statut, du moins dans le cadre de cette édition. Anny Duperey, Daniel Prévost et Michel Galabru sont les autres lecteurs qui prêteront leur voix pour cette collection destinée à un jeune auditoire.Dans l'univers de Jules Verne, la même année, Jean Topart interpréta le rôle du journaliste dans un enregistrement sonore du Tour du monde en 80 jours, auprès d'un Bernard Giraudeau prêtant sa voix à Phileas Fogg. A l'écran, Jean Topart aurait très certainement pu incarner le rôle du capitaine Nemo si l'occasion lui avait été offerte. Il eu justement beaucoup de succès quand il interprétait ce genre de personnages énigmatiques, tel Sir Williams dans Rocambole. A cet égard, pour accompagner ces quelques notes, nous vous proposons un portrait plus ou moins détaillé de ce grand comédien. Jean Topart ![]() Né le 13 avril de l'année 1922, il débuta sa carrière artistique en 1948, au théâtre et à la radio, peu après les débuts au cinéma de sa soeur Lise Topart (1927-1952). Celle-ci côtoya, dès son premier film Sylvie et le fantôme, dirigé par Claude Autant-Lara en 1945, quelques grands noms tels Odette Joyeux, François Perrier, Jean Dessailly, Julien Carette ou Jacques Tati. Malheureusement, elle perdit la vie à l'âge de 24 ans, dans un accident d'avion où elle était accompagnée par la danseuse Harriet Toby (1929-1952, danseuse du Ballet Russe de Monte-Carlo) et l'actrice Michèle Verly (1909-1952 : Belphégor, 1927, Monte-Cristo de Fescourt, 1929). Il entra dans la décennie suivante au TNP, le Théâtre National Populaire que Jean Vilar dirigea depuis sa réouverture après la guerre en 1951, et où il rencontra des artistes tels Georges Wilson, Maria Casarès ou Gérard Philippe. Sur les planches, parmi ses nombreuses prestations, on notera qu'il joua sous la direction de Jean Vilar, en 1956, dans Ce fou de Platanov de Tchekhov, avec entre autre Casarès, Wilson et Philippe Noiret (il débuta en 1953 au TNP), en 1959, dans Mère courage de Bertolt Brecht, dans le cadre du Festival d'Avignon (festival créé par Jean Vilar), ou encore, en 1962, dans L'avare de Molière, quelques mois avant que Jean Vilar laisse sa place à Georges Wilson à la tête du TNP. Parmi bien d'autres pièces, on peut ajouter en 1966, Le retour de Harold Pinter auprès de Claude Brasseur. Il sera aussi dirigé par Georges Wilson ou Anne Bourgeois, et oeuvrera également dans la troupe des Tréteaux de France conduite par Jean Danet. Autre exercice scénique, il lira en 1993 des textes de Louis Aragon, accompagné par François Chaumette (autre comédien au timbre de voix caractéristique), Daniel Mesguich, François Perrier, Rufus, Edith Scob et Jean Davy. A son début, la petite lucarne était alors proche d'une certaine idée du théâtre, et elle lui offrira quelques unes de ses plus belles prestations auprès d'un large public. Cela, sous forme de téléfilms, souvent tournés en direct dans les années 60. Il jouera ainsi de nombreuses fois sous la direction de Claude Barma, dans Macbeth (1959), Cyrano de Bergerac (1960) et Othello (1962), trois oeuvres où le rôle titre est tenu par Daniel Sorano (1920-1962), ainsi que Ruy Blas (1965) d'après Victor Hugo, dont sera enregistré, la même année, des extraits de l'oeuvre originale lu par Jean Topart, Jean-Louis Trintignant ou encore Jean Piat. Dans le même temps, il donna la réplique à Michel Bouquet, dans Plainte contre inconnu (1961), et le comédien Jean Piat le dirigea en 1963 dans Premier amour. Pour le programme Le Théâtre de la jeunesse, où l'on prenait le temps de présenter chaque oeuvre, il jouera dans Doubrovsky (1961) de Pouchkine, mis en scène par Alain Boudet (qui le dirige l'année suivante dans Quatre-vingt treize de Victor Hugo) et Sans-souci ou le chef-d'oeuvre de Vaucanson (1965) réalisé par Jean-Pierre Decourt avec Philippe Avron. Il oeuvrera également dans la célèbre série Rocambole (1964-1966, 78 épisodes) auprès de Pierre Vernier, mis en scène par Jean-Pierre Decourt qui le dirigera dans le même temps dans Gaspard des montagnes (1965) avec Bernard Noël. A propos justement de Noël, non pas l'acteur mais la fête religieuse, on pourra le voir en 1966, avec quelques autres personnalités, évoquer le Père Noël dans le court documentaire Y croire encore. Dans un autre programme célèbre à l'époque, Le tribunal de l'impossible, il interprètera en mai 1968, alors que les pavés volent, le rôle titre de Nostradamus ou le prophète en son pays sous la direction de Pierre Badel. L'année suivante, il interpréta le rôle d'un directeur de théâtre dans Les voyages de votre Faust, une oeuvre lyrique sous forme de téléfilm produit par la RTBF et réalisé par Jean Antoine. Cette oeuvre, mis en musique par Henri Pousseur, se basait sur plusieurs pièces lyriques jouées au cours de cette décennie, pièces écrites par l'écrivain Michel Butor. Mais c'est surtout sous la direction du metteur en scène de Jacquou le croquant, Stellio Lorenzi, qu'il apparaîtra le plus de fois à l'écran. Cela dans la série La caméra explore le temps avec La crime sous Louis-Philippe (1962) et Les Cathares (1966), ainsi que les téléfilms Oncle Vania (1962, avec Michel Vitold), Crime et châtiment (1971) d'après Dostoïevski, Le Cerisaie (1972) d'après Tchekhov, Antigone (1974) de Sophocle, Les Rosenberg ne doivent pas mourir (1975) écrit par Alain Decaux, et enfin leur ultime collaboration avec Emile Zola ou la conscience humaine (1978), où Jean Topart interprétait le rôle de l'écrivain. Lazare Iglesis, poète et prolifique réalisateur pour la télévision, le dirigera par deux fois, dans Le Bunker (1972) évoquant avec François Chaumette la fin du 3ème Reich, et où il interprétait le rôle du SS Otto Hermann Fegelein, ainsi que La Servante (1979) servit par la musique de Vladimir Cosma. Il oeuvrera dans bien d'autres téléfilms : Les glaces (1973) de Claude Dagues, L'inconnu (1973) auprès de Gérard Depardieu, Cher Janet, cher Alec (1975) auprès de Evelyne Ker, Passion d'Anna Karénine (1975) où jouant l'époux, il donne la réplique à Ludmilla Tcherina, Léopold le bien-aimé (1975) de et avec Georges Wilson, Le berger des abeilles (1976) de Jean-Paul Le Chanois, Vaincre à Olympie (1977) écrit par Maurice Genevoix avec Jean Marais, L'embrumé (1980) de José Dayan avec Patrick Bouchitey et François Chaumette, La dernière nuit (1981) de Didier Decoin avec Annie Girardot, La puce et le privé (1981) avec Bruno Cremer, Siegfried (1982) d'après Jean Giraudoux avec Jean Dessailly, Un grand avocat (1984) auprès de Roger Hanin et Paul Guers, et enfin Génération vidéo (1996) de Antoine Lorenzi. On l'appréciera également sur le petit écran, dans quelques pièces diffusées dans Au théâtre ce soir (1966-1984) de Pierre Sabbagh : en 1970, dans Frédéric de Robert Lamoureux, mis en scène par Pierre Mondy, en 1974, dans Giliane avec Mireille Delcroix (pièce qu'il joua avec Danielle Darrieux en 1965, sous le titre Comme un oiseau), en 1975, dans La moitié du plaisir avec Robert Dalban (d'après le film Le jeu de la vérité) et Quelqu'un derrière la porte de Jacques Robert, mis en scène par André Villiers, et enfin en 1977, dans Catérina de Félicien Marceau. Chaque pièce de ce programme était filmée en direct lors d'une représentation au Théâtre Marigny, puis diffusée sur le petit écran quelques semaines ou quelques mois plus tard. Toujours pour le petit écran, il participera à quelques courtes séries comme Le monde enchanté d'Isabelle (1973, 13 épisodes) réalisé par Youri, auteur pour la jeunesse, Un tyran sous la pluie (1973, 4 épisodes), L'accusé (1974, 20 épisodes), Le paria (1985, 6 épisodes) avec Charles Aznavour. Il fera également quelques apparitions dans un épisode de diverses séries comme Le train bleu s'arrête 13 fois (1965, 1er épisode : Paris signal d'alarme), Allô police (1969, 31ème épisode : Enquête visible), Les cinq dernières minutes (1958-1975, 62ème épisode : La mémoire longue, 1975), Messieurs les jurés (1974-1986, épisode : L'affaire Perissac, 1976), Les enquêtes du commissaire Maigret (1967-1990, 38ème épisode : Maigret et les témoins récalcitrants, 1978), et Julien Fontanes (1986, 22ème épisode : Dix petites bougies noires). En 1979, il fera également une lecture dans la série littéraire de FR3, Un comédien lit un auteur (1979-1981), avec l'épisode appelé sobrement Jean Topart lit Armand Lanoux. On soulignera que Jules Verne fut lu dans cette série par Charles Vanel. On notera également qu'en 1959, l'année où il débuta à la télévision dans Macbeth, il interprétait le rôle de Désiré, le majordome dans Le Testament du docteur Cordelier de Jean Renoir, une variation de Docteur Jekill et Mister Hyde avec Jean-Louis Barrault. Cette production, destinée à la fois pour le petit et le grand écran, était filmée en direct par les caméras de l'ORTF. Elle ne sera diffusée à la télévision qu'en novembre 1961, dans le même temps que sa sortie au cinéma. Bien que le 7ème art ne lui ait pas offert de grands rôles comme la télévision a pu le faire, il jouera tout de même auprès de grands comédiens pour le grand écran, comme Jean Gabin dans Le soleil des voyous de Jean Delannoy (1966), Pierre Vaneck et Robert Hossein dans Maldonne (1968), Charles Bronson et James Mason dans De la part des copains (1970) de Terence Young, ou Jean Poiret dans Poulet au vinaigre (1985) de Claude Chabrol. On notera tout de même sa première prestation cinématographique en 1949, dans le film Le sorcier du ciel de Marcel Blistène, ainsi que des rôles de second plan sous la direction de Bernard Borderie dans Le chevalier de Pardaillan (1962) et Hardi Pardaillan! (1964) avec Gérard Barray, ainsi que Angélique marquise des anges (1964), Soleil noir (1966) de Denys de La Patellière ou il retrouve Michèle "Angélique" Mercier avec Daniel Gélin, Roger la honte (1966) de Riccardo Freda, avec Irène Papas, Copland sauve sa peau (1968) d'Yves Boisset, La main noir (1968) de Max Pécas, Dis-moi que tu m'aimes (1974) avec Mireille Darc, Parlez-moi d'amour (1975) de Michel Drach, et dans Les acteurs (2000) de Bertrand Blier où il incarne le cinéaste Jean-Pierre Melville. On peut ajouter dans ce cadre cinématographique qu'en 1965 il succédait aux comédiens Jean Debucourt (1er, 2ème, et 3ème film) et Paul-Emile Deiber (4ème film) dans l'interprétation du rôle de Jésus, ou plus précisément pour la voix de celui-ci dans le 5ème opus des aventures de Don Camillo sur grand écran, Don Camillo en Russie. Film dont la mise en scène de Luigi Comencini tranchait quelque peu avec un certain classicisme issu des films précédents. Ce qui marquera également et considérablement le public du cathodique, c'est sa voix. Il l'utilisera en tant que narrateur, cela avant même que d’être connu sur le petit écran, dès 1956, dans la série Le tour de France par deux enfants adaptée du célèbre livre scolaire par Claude Santelli, William Magnin et Michèle Angot. Il en était le commentateur, se substituant également aux dialogues, les scènes ayant été filmées dans l’ensemble sans prise de son. Il usera ainsi de sa voix sur d’autres œuvres comme Belphégor (1965) de Claude Barma, ainsi que Moïse, une série télévisée italo-britannique réalisée en 1974 par Gianfranco De Bosio, avec dans le rôle titre Burt Lancaster (diffusée sur Antenne 2 en février et mars 1976), mais aussi pour les séries d'animation Rémi sans famille (1977) de Dezaki Osamu, Lady Oscar (1979) de Dezaki également, Les mystérieuses cités d'or (1982, Deyriès & Chalopin) dont il commente les documentaires ponctuant chaque épisode, et plus récemment dans la série Argaï, la prophétie (2000). Dans ce format, il doublera tout de même un personnage, certes sans consistance visuelle comme le narrateur, celui de Zeus dans Ulysse 31 (1981, Deyriès & Chalopin). Pour les séries en prise de vue réelle, on a pu l'entendre dans le rôle de Verell, dans l'épisode La boucle du temps de la série Farscape (1999). Il fera également quelques narrations au cinéma, notamment dans Les misérables de Jean-Paul Le Chanois avec Jean Gabin (1957, sa voix n'a pas encore tout à fait la tessiture aussi prononcée qu'il offrira peu après), Le combat dans l'île (1962) avec Romy Schneider, ainsi que dans la troisième version de Bonaparte et la révolution qu'Abel Gance réalise en 1971, Justine de Sade (1972) de Claude Pierson, Destinée de monsieur Rochambeau (1976) de Daniel Le Comte, et le film d'animation du studio Disney, La planète au trésor (2002) de Ron Clements et John Musker. Il fit de même de nombreux doublages de personnages pour le cinéma. Il interprètera Maître Sinh dans le film d'animation français La planète sauvage (1973) de René Laloux, Gary Kinnison dans le film d'animation japonais SF Shinseki Lensman (1984) de Kawajiri Yoshihaki, et le sombre sorcier Merlock dans la production Disney La bande à Picsou, le film : le trésor de la lampe perdue (1990). Il prêta également sa voix à quelques acteurs. Il participera ainsi en 1973 au doublage du film Aguirre, la colère de dieu de Werner Herzog, où auprès de Claude Bertrand doublant Klaus Kinski, il donnait sa voix à l’acteur Del Negro interprétant le rôle du prêtre narrateur Don Gaspar de Carvajal. La même année, on pouvait l'écouter dans le troublant Ne vous retournez pas de Nicolas Roeg, cela au travers de la voix de l’évêque Barbarrigo interprété par Massimo Serato. Il doublera également Bo Brundin interprétant l'aviateur allemand Ernst Kessler dans La kermesse des aigles (1975) de George Roy Hill, avec Robert Redford; James Coco dans Ciao maschio (1978) de Marco Ferreri, avec Marcello Mastroianni et Gérard Depardieu; Freddie Jones (Bytes) dans Elephant Man (1980) de David Lynch; John Harkins (le docteur) dans Birdy de Alan Parker (1984), et la même année, il interprète Salieri dans le premier doublage de Amadeus de Milos Forman. En 1985, il prêtera à nouveau sa voix à Freddie Jones, pour le rôle de Chester Cragwitch dans Le secret de la pyramide de Barry Levinson. Il doubla également à quelque occasion, Christopher Lee et Martin Landau. On peu ajouter de courtes prestations telles le speaker dans Monsieur Klein de Joseph Losey (1976), l'aubergiste dans le film d'animation de Ralph Bakshi, Le seigneurs des anneaux (1978), ou récemment le commentateur du documentaire visible dans Le Serpent (2007) de Eric Barbier. On ajoutera encore l'une de ses premières prestations dans le doublage d'acteurs. C'était en 1966 dans L'île de la terreur de Terence Fisher, l'un des maîtres du film fantastique, et qui une fois de plus y dirigeait Peter Cushing, l'un de ses acteurs fétiches. Dans ce sympathique film britannique, Jean Topart prêtait sa voix au docteur Landers joué par l'acteur Eddie Byrne. On l'écoutera ainsi jusqu'à très exactement la moitié du film où son personnage est victime d'un silicate, une créature ayant été créée malencontreusement à la suite d'une expérience sur la recherche contre le cancer. Parmi les autres acteurs participant au doublage de cette oeuvre, on soulignera plus particulièrement la prestation de Jean-Claude Michel doublant le docteur David West interprété par Edward Judd. Jean-Claude Michel fut l'une des plus belles voix du doublage français. Il incarna à de nombreuses reprises les cordes vocales de Clint Eastwood, Sean Connery ou encore celles de Robert Mitchum, imprimant à ces acteurs une identité orale imposante pour le public français. On peut encore ajouter qu’il doubla Sir Alec Guinness en 1980, alors que celui-ci interprétait un vieux marin dans une unique scène du film La guerre des abîmes (Raise the Titanic), adaptation d'un roman de Clive Cussler. Richard Jordan y interprétait Dirk Pitt, personnage central dans l’œuvre du romancier d’aventures sous-marines que nous avons évoqué avec son récit Walhalla Rising, celui-ci offrant quelques échos au capitaine Nemo. Toujours au travers de ses vocalises, Jean Topart fut le narrateur de nombreux courts-métrages dont Un dimanche matin (Niedzielny poranek, 1955) de Andrzej Munk, un des maîtres de Polanski, mettant en scène un couple se promenant à Varsovie en cette année où fut signé le pacte, Les trois amis (1959) de Robert Enrico, Avant le petit déjeuner (1961) de Artur Ramos où il donne la réplique à Malka Ribowska, Ourane (1962) un conte entre ténèbres et lumière de Jean-Claude Lubtchansky, Fenêtres (1963) de Pierre-Serge Melik-Hovsepian, Le bonhomme têtard (1964) de la psychanalyste Paule Truffert, et Archéologues à Brauron (1965) de Louis Soulanes. Pour Maurice Fasquel, il commente trois courts-métrages adaptant Tchekhov avec La pension, Le portefeuille et La contrebasse (1962), ainsi que Le dernier matin d'Alexandre Pouchkine et Le dernier matin de Guy de Maupassant (1965). Outre quelques publicités, sa voix s'inscrira à l'image de la petite lucarne dans de nombreux documentaires sur l'art et la culture, tels en 1967, pour Autoportrait mou de Salvadore Dali de Jean-Christophe Averty avec Orson Welles, en 1972, pour Giacomo Balla et le futurisme sur des musiques de Pink Floyd et Stravinsky, en 1974, pour Le dadaïsme de Adrien Maben et Victor Hugo, homme de l'ouest de André de Beaumont, ou encore dans E. P. Jacobs : Blake ou Mortimer ?. Il commentera aussi des documentaires sociaux ou industriels, avec en 1968, Suède, enfer et paradis, pseudo documentaire de l'italien Luigi Scattini, en 1978, Château de la mer de Jean-Pierre Crozier présentant les plateformes pétrolifères, et la même année Dialogue - communication, la distribution de la presse de Alain Lombardi. Plus récemment en 2003, dans la série de documentaires animaliers La vie sauvage des animaux à la ferme, il commenta Quand le chat n'est pas là... de Laurent Charbonnier. Sa voix sera mise à contribution de manière plus théâtrale, dès ses débuts, dans des feuilletons radiophoniques sur France Culture alors appelée France III. Sous la direction d'Alain Trutat, co-fondateur de cette radio et récemment disparu en 2006 à l'âge de 84 ans, il officia en 1949 dans Les trois soeurs de Tchekhov, avec entre autre Jeanne Moreau et Bernard "Vidocq" Noël, en 1951 dans Bonjour monsieur Jarry, qui permit aux auditeurs de découvrir de multiples facettes de l'oeuvre d'Alfred Jarry, en 1954 dans Au bois lactée de Dylan Thomas, en 1957 dans Joseph Conrad ou une dialectique des apparences, auprès entre autre de Jean Vilar et Pierre Vaneck, et enfin, en 1960, toujours réalisé par Alain Trutat, dans Boris Godounov de Pouchkine, avec Alain Cuny et Geneviève Page. Quelques temps après la sortie du film Orphée (1950) de Jean Cocteau, une adaptation radiophonique fut réalisée par André Soubeyran. Accompagnée des musiques de Marcel Mihalovici, Jean Topart y partageait les ondes avec Michel Bouquet, Jean-Pierre Aumont et Maria Casarès qui avait tenu le rôle de la princesse dans le film. En 1955, il passera par la programmation policière des Maîtres du mystère dans une adaptation très libre de Thomas Narcejac pour Le chien des Baskerville. Il jouera à nouveau dans ce célèbre programme en novembre 1958 dans La plume empoisonnée d'Agatha Christie. Il se fera pasteur en 1956 avec la lecture de La symphonie pastorale d'André Gide. Il jouera également de sa voix en 1966, auprès d'Edith Scob, dans Le bruit du moulin de l'écrivain et poète Marcel Béalu, puis en 1972 dans La montagne magique de Thomas Mann avec Pierre Vaneck. Au lendemain de Noël 1977, et jusqu'à la mi-février suivante, il retrouvera Michel Bouquet alias Cornélius et Pierre Vaneck alias Burydan dans Le mystérieux docteur Cornélius (35 épisodes, 29 min) réalisé par Alain Barroux, d'après l'oeuvre de Gustave Le Rouge. En 1986, il se fit chimiste en incarnant Balthazar Claës, encore une personnalité sombre à sa mesure, dans La recherche de l'absolu, adaptation de Balzac par André Le Gall, romancier et essayiste qui a beaucoup écrit pour France Culture. Toujours pour cette radio, en 1998, il participa à la programmation Maudites vacances avec L'île au ciel sans nuages présentée et réalisée par l'écrivain et cinéaste Noël Simsolo. Plus récemment, en janvier 2006, il incarna Kristian Ivanovitch dans Le double, poème de Saint-Pétersbourg de Dostoïevski. Toujours pour les ondes radiophoniques, il fera aussi quelques lectures dans l'émission Le bureau de poésie de André Beucler. Plus populaire, il était en 1970 le narrateur du feuilleton radiophonique Bob Morane et le brouillard doré, participa aussi à celui de Michel Vaillant, Le pilote sans visage, accompagné entre autre de Roger Carel et Jean Rochefort, et officiera également dans La Marque Jaune et Le mystère de la grande pyramide d'après les aventures de Blake et Mortimer d'Edgar Pierre Jacobs. Il prêtera sa voix pour bien d'autres enregistrements, comme les lectures du Mendiant de Jerusalem de Elie Wiesel, Une descente dans le maelström d'Edgar Allan Poe, Don Quichotte de Cervantès (oeuvre sur laquelle il travaille en 1998 sur un enregistrement conté par Jean-Pierre Cassel dans la collection L'art d'être grand-père), Le journal d'un fou de Gogol, ou encore pour les tribulations de Candide ou l'optimiste de Voltaire, un conte philosophique à conseiller à tous ceux qui pensent que la philosophie est hermétique et peu amusante. Il fera également la lecture de poètes comme Saint-John Perse, Arthur Rimbaud et La Fontaine, ou encore des textes de Christophe Colomb, un jour d'avril 1958 sur France Culture (France III), dans la grande programmation L'analyse spectrale de l'Occident. On a pu également apprécier sa diction pour quelques enregistrements sonores sur des livres-disques reprenant le récit de certains succès cinématographiques disneyen comme Peter et Elliot le dragon (1978), Le Trou Noir (1979) et Taram et le chaudron magique (1985). C'est également dans cette même collection du Petit Ménestrel qu'il contera la vie du compositeur Schubert, ou les oeuvres Le Lac des cygnes de Tchaïkovski et La Symphonie Pastorale de Beethoven, accompagné une nouvelle fois par Michel Bouquet. Dans le format livre-cassette, il évoquera Pétain et De Gaulle par Jean-Pierre Rioux. Sur 33T, il interprètera aussi en 1973 le rôle de L'enchanteur Merlin, accompagné par les cordes de la harpe d'Alan Stivell, et avec Nathalie Nerval, il contera La belle histoire de Noël. Toujours en 1973, dans la collection Les feuilles d'automne enregistrée sur 33 T pour Adès, il retrouvera George Wilson pour de nombreuses lectures de l'oeuvre poétique de Victor Hugo sur les titres suivants : Au bord de la mer (Les chants du crépuscule), La vision d'où est sorti de ce livre, Je contrains toute sève, Booz endormi et Dieu (La légende des siècles), Ce que dit la bouche d'ombre et Demain dès l'aube... (Les contemplations), L'expiation et Fable ou histoire (Les châtiments), Ce siècle avait deux ans et Ô mes lettres d'amour (Les feuilles d'automne) et Rencontre (Les rayons et les ombres). On peut encore ajouter à cette riche carrière, sa participation à quelques spectacles musicaux. Ainsi, en 1973, il est le récitant de la longue causerie dans Lélio de Berlioz, avec le choeur et l'orchestre national de l'ORTF dirigé par Jean Martinon. Ce mélodrame lyrique faisait suite à La symphonie fantastique. En 1989, il fait de même dans l'opéra-sacré en dix tableaux Filius Hominis (Le fils de l'homme) composé par Pierre Ancelin, sur un livret écrit par le poète Raphaël Cluzel, dont l'écriture de ce dernier accompagna souvent le compositeur Henri Sanguet. Entre temps, il aura fait quelques vocalises dans les spectacles pour la jeunesse de Chantal Goya, produits par Jean-Jacques Debout. Dans un tout autre genre, en 2001, pour la radio Europe 2, il prêta sa voix aux jingles des émissions de l'animateur Cauet. Il renouvela l'expérience pour ce dernier lors de son arrivée sur Fun Radio. On notera encore qu'en l'année 2004, il s'est fait récitant sur La Chouette enrhumée, un opéra pour petites et grandes personnes de Gérard Condé, d'après Oscar Wilde. De même, accompagné par de nombreux musiciens, il incarna l'écrivain Collodi dans un enregistrement de Pinocchio. Ce dernier était interprété par Anouk Grimberg donnant la réplique à Zabou Breitman et Jean-Pierre Cassel, respectivement fée et Gepetto. Plus récemment sur la radio culturelle, en mars 2007, dans Poisson d'avril de Sophie Bocquillon, il interpréta le rôle d'un ficus du nom de Jonas, ayant quelques velléités de contestation quant aux mauvais traitements que le monde végétal subit de la part de l'humanité. Cette fiction, sous forme de cri d'alarme, était réalisée par Christine Bernard-Sugy pour qui il joua également dans Le petit colporteur où il était question d'un chasseur de son, et plus particulièrement de conversations animalières, ainsi que dans Upstairs and downstairs, hommage aux comédies musicales de Minnelli, et en 1999, dans L'affaire Frankenstein où il interprétait le monstre dans cette histoire réunissant Sherlock Holmes et Tarzan. Ayant délaissé quelque peu les apparitions scéniques, il continu tout de même à déverser sa voix toujours aussi limpide sur les ondes. Jacques Romero, 03/2007
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